Rencontres des Turbulent·e·s - édition 2026
Théâtre de l'Iris - Plateau (VILLEURBANNE)
Afficher le planFocus sur la jeune création
Les Rencontres des Turbulent·es, c’est un festival de création où de jeunes artistes issu·es des conservatoires de toutes les régions, inventent et fabriquent le théâtre. Dans l’enthousiasme et le partage, les comédien·ne·s proposent leurs spectacles, créés dans le cadre des Diplômes d’Etudes Théâtrales (DET). Temps fort d’échange et de dialogue, les Rencontres des Turbulent·es sont aussi l’occasion de discussions, de débats et de conférences sur l’avenir des jeunes comédien·ne.s. Rythmées par des concerts, grâce à une collaboration avec le Centre de formation des enseignant.e.s de la musique (CEFEDEM), les journées des Turbulent·es sont de joyeux espaces d’expérimentation, un point de rencontre pour le public, les professionnels et les jeunes artistes.
Jeudi 08 octobre – 19h
1ère partie : Je dessine un beau mec Noémie Berthet Jeu : Noémie Berthet, Barbara Neyret, Marine Vorwerk Régisseuse lumière : Alexia Martinez-Loussière Régisseur son et image : Liam Schubenel
Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer a encore progressé en terre Nicolienne. La maladie – comme un glissement de terrain lent et persistant – emporte avec elle petit à petit, les gestes, la liberté, la joie, la drôlerie et l’inquiétude pour laisser place à un désert lointain et inaccessible. Un récit qui entre dans le monde de Nicole, la grand-mère de l’autrice. Un monde où les visages se confondent et où la langue pousse et meurt comme une plante sauvage.
2e partie De la nécessité du mouvement en milieu aquatique Augustin Baud Jeu : Simon Langlois Texte : Augustin Baud Mise en scène : Augustin Baud Lumière : Benjamin Wolff Son : Quentin Baret
Un homme seul descend un fleuve sur un radeau. Surgissant du fond des flots, un monstre gigantesque vient lui barrer le passage. De prime abord menaçant il restera passif face à ce voyageur terrifié. Comment ce dernier se sortira de cette décision délicate ? Une histoire qui interroge le pourquoi du voyage, la quête, et les combats face aux obstacles.
3e partie Je serai manie dansante, Juliette Matthieu, Jeu : Lou Coppere, Thibault Masfaraud, Clara Mazaud, Louison Prudhon Texte et mise en scène : Juliette Mathieu Création lumière : Paola Picasso, Benjamin Wolff Création sonore : Quentin Baret Création costumes :Paul Fontanet Au cœur d’ une marée qui grouille, Sam attend. Il erre au milieu des voix qui surgissent tout autour de lui. Ce sont des amoureux.ses, des bagarreur.ses, des gentil.les, des tout.e seul.e, des vulnérables. Au gré des musiques, les barrières basculent. Sam se transforme, se retrouve une dernière fois, une première fois. Il tente de dire avec ses mots, de raconter comment ce jour, il est devenu manie dansante. Une ode à la fête, une grande mosaïque qui plonge le.a spectateur.ice dans une danse folle, faite d’ivresse et de rires.
Vendredi 09 octobre – 19h
1ère partie : La folle allure Lily Bonnand D’après le roman de Christian Bobin Jeu : Lily Bonnand et Clément Jean-Baptiste Mise en scène : Lily Bonnand Regard extérieur et technique lumière : Marin Laffay
Une enfant grandit avec ses parents dans un cirque ambulant, et s’échappe comme l’eau qui court, vers l’avant, toujours, toujours. La Folle Allure c’est elle, aux mille prénoms pour mille histoires de fugues. C’est l’histoire d’un Loup aux yeux jaune mimosa, de Mozart et Rimbaud qui habitent à Créteil, de deux romans qui s’écrivent eux-même et d’un érable en feu. C’est aussi l’histoire d’un ogre. Un ange passe. C’est l’histoire du passage de l’enfance à l’enfance permanente, de nos tristesses-coquelicots et de nos malices de louves.
- pause musicale
2e partie Et c’est nous qu’on enferme Leslie Pividal Jeu : Agathe Groult (Sarah), Tamara Muret (Sarah bis), Thibault Masfaraud (Victor), Antoine Catinaud (Hugo), Alain Geraudel (Christian), Philippe Clément (voix off) Equipe technique : Paola Picasso et Quentin Baret
Dans un hôpital psychiatrique, cinq âmes se frôlent, se heurtent, se débattent avec leurs failles, leurs fulgurances et leurs bouts de lumière. La pièce suit le quotidien de trois patient.es — Sarah, Victor et Hugo — au rythme de leurs soins dans un hôpital psychiatrique. À leurs côtés, Christian, un soignant investi, tente de rester debout malgré un épuisement qui le ronge peu à peu. Une pièce qui interroge la notion de normalité dans un monde où la folie semble parfois plus présente à l’extérieur qu’au sein même de l’hôpital, révélant la frontière ténue qui sépare ceux que l’on considère comme « normaux » de ceux que l’on enferme.
Samedi 10 octobre – 19h
1ère partie La Hauteur bien heureuse Maleaume Chiarello Coupinot Jeu : Maleaume Chiarello Coupinot Mise en scène : Yordan Goepp-Dumery / Céleste Bérard
Le 4 juillet 2022, Aurélie Pardon est assassinée par son mari. Elle était en instance de divorce. Partant retrouver son nouveau compagnon, elle est pistée par son mari au moyen d’une balise GPS placée sur sa voiture, dans le village pyrénéen de Pouyastruc. Il les tue tous les deux à coup de fusil. Dans ce spectacle, c’est la parole de Jean Romain, le petit frère d’Aurélie, que l’on entend. Il raconte l’avant, le meurtre, et l’après. Avec cette pièce de théâtre documentée et interactive, Maleaume Chiarello Coupinot fait vivre Aurélie, dont il a été proche. Pour qu’elle ne soit pas qu’un simple fait divers entretenu par les médias, pour la faire exister dans l’esprit des spectateurs et pour que son nom ne résonne pas que par les médias mais aussi par le théâtre.
- Pause musicale
2e partie Alors, le torrent sera grand Lou Coppéré Jeu : Alizée Lombardo (Carole) Arielle Manak (Phoebe), Juliette Mathieu (Abby), Louise Rousset (Martha). Texte et mise en scène : Lou Coppéré Musique et arrangements : Cassandre Verdeaux Création lumière et son : Équipe technique du Théâtre de l’Iris.
Dans une maison coupée du monde, une mère et ses trois filles vivent enfermées depuis qu’un événement a bouleversé leurs existences. Au fil des mois, le silence, la culpabilité et les traumatismes s’installent dans les corps et les relations. Entre souvenirs, tensions et moments de tendresse, les sœurs tentent de se reconstruire. Dans une théâtre documenté, la pièce dit la peur des mots, la responsabilité, la mémoire qui va et vient et la difficulté des temporalités qui se heurtent : celle de la justice et celle de la victime. « Mon cœur a envie de sœurs plus que tout. Il a terriblement envie de femmes qui aident les femmes comme les fleurs ont terriblement envie de printemps. » Rupi Kaur, Milk and Honey
Numéro de licence : PLATESV-R-2025-001950/PLATESV-R-2025-001951/PLATESV-R-2025-001942